VIMOUTIERS du Pays d'Auge en NORMANDIE
vimoutiers.net
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TOILES & CRETONNE
: Les enfants, no panic ... le texte en bleu et les "images" résument la page .
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Cretonne originale
Vimoutiers
18ème siècle
"Nous pensons que ce fut au cours du XVIème siècle, que nos paysans commencèrent à tisser des toiles de chanvre. Les travaux agricoles ne les occupaient pas l’année entière et cette occupation nouvelle les aida à vivre …
Pourtant, nos campagnes ne produisaient ni chanvre, ni lin. Il fallut aller chercher ces matières premières dans le Maine, en Flandre, en Bretagne … Or nous n’avions pas de chemins carrossables à Vimoutiers.
Avec notre sol où fusent les innombrables sources, avec nos ravins et nos vallons, les montées étaient rudes, nos boues perpétuelles, et de profondes ornières rendaient ces chemins impraticables … Il fallait tout porter à somme, à dos de cheval ou d'âne.
S’imagine-t-on le travail d’aller chercher ainsi les fils qu’il fallait ensuite distribuer aux paysans éloignés de Vimoutiers? ... C’est tout à l’honneur des Vimoutiotes d’avoir réussi pareille entreprise."JB* ... :
"Le marchand de cretonne"
Musée d'Orbec
... : Dès 1600, Vimoutiers et les régions environnantes ont pris de l’importance de par l’industrie de la toile.
En 1640, un tisserand de Vimoutiers, Paul CRETON, invente une nouvelle toile faite de chanvre et de lin d’abord, puis de lin pur : la "cretonne", dont la combinaison est telle que la chaîne étant plus grosse que la trame, la toile présente un grain perlé. Elle conjugue d'évidence beauté, luxe et qualité …
En 1700, un autre habitant de la région, Pierre AUBERT, invente un métier à tisser le lin. L'industrie locale est en plein développement … Deux blanchisseurs utilisent les cours d'eau du pays. Mais on ne trouve toujours ni chanvre ni lin dans les environs et les voitures ne peuvent toujours circuler sans peine. Les toiles confectionnées chez les paysans d’une centaine de paroisses environnantes sont apportées à Vimoutiers, y sont vendues à des marchands qui les emportent alors à Lisieux pour les faire marquer.
Vimoutiers compte près de 2000 habitants, soit 565 feux.
Culture du lin en Flandres
►Rue Paul Creton à Vimoutiers
Fileuses à la quenouille et au rouet,
le dévidoir qui fait les écheveaux,
la peloteuse !
En 1729, Vimoutiers obtient son droit de marquer les toiles.
"Vient alors aux négociants vimonastèriens, l'idée que notre bourg devrait avoir une diligence pour gagner les grands chemins. Il fallait pour ce faire, affronter les côtes de la Hunière, la Bergerie ou le chemin de Livarot. Ils essaient de réaliser leur projet et une première messagerie tente en vain de relier Vimoutiers à Bernay. Un habitant, Monsieur Vicaire, essaie d’en organiser une autre sur le trajet Vimoutiers-Lisieux, mais il doit y renoncer, vu l’état des chemins"JB...
Pourtant Vimoutiers souffre de ses approvisionnements laborieux alors que Bernay et Orbec produisent du lin à bien meilleur coût pour la ville de Lisieux. Et bien que Nicolas Lecoq ait ouvert à Vimoutiers un magasin approvisionné deux fois la semaine en lin qu'il trouve en cette ville, ce n'est pas suffisant.
..."L’idée vient à Monsieur Billon d’aller en voiture chercher du lin dans les Flandres. Mais il n’ose se lancer dans cette aventure : il redoute l’état de ces chemins qui a fait échouer Vicaire sur un parcours beaucoup plus court. Et puis les cartes sont peu répandues, peu précises. A ce moment arrive au bourg l’homme providentiel : Monsieur Rosey, qui revient d’Amérique ... oui, d’Amérique !... On a du mal à comprendre maintenant ce que cela représentait alors. Billon lui parle de son projet. Rosey décide de tenter l’aventure avec lui. Ils partent tous deux et les habitants les attendent dans la fièvre ...
Quel triomphe à leur retour ! Quelle réception quand leur attelage de cinq chevaux, tirant un chariot chargé de lin, descend la côte de la Bergerie !" B/AP/JB
Leur exemple ne tarde pas à être suivi. Le lin approvisionné, si ce n'est à meilleur coût du moins en quantité nécessaire, les magasins fleurissent.
"Partout dès lors dans notre bourg et nos campagnes, on voit de vieilles grand’mères la quenouille à la main et le pied sur la pédale du rouet, les fillettes et les jeunes garçons au dévidoir ou à faire des lames. On entend la rotation de l’ourdissoir et le bruit de la navette que manoeuvrent les père et mère de famille ... Ainsi tout le monde travaille sous le même toit en famille …"sic AP
Les toiles de Vimoutiers sont désormais vendues à la Halle ou portées directement à Paris.
A compter de 1780, Sainte-Anne, patronne des marchands de toile, est célébrée. C'est une grande fête, on chante, on danse et pauvres ou riches, tous y participent.
Dans les années 1780's, ce sont près de 6000 pièces qui se vendent annuellement sur la place de Paris et à titre d'exemple, en 1789, ce sont plus de 4.000 pièces qui sont exposées à la Halle de Vimoutiers.
► Vues sur la ville dans une "cuvette"
Et pourtant, ainsi que l’extrait du cahier de doléances le décrit si savoureusement :
"... Les chemins sont toujours déplorables ! ... et les pertes que le bourg éprouve par le mauvais état des chemins et le défaut de communication sont plus grandes qu’on ne se le persuade.
Les grains de toutes espèces et les comestibles, les bois de chauffage et de construction, les matières premières employées à la fabrication des toiles, aux arts et métiers, et autres objets d’importation, sont plus chers à proportion que le transport en est plus coûteux.
Les chemins sont impraticables dans les longs et rudes hivers. Les eaux souterraines qui jaillissent à mi-côte forment des glaces qui remplissent toute leur surface. Nous avons vu que dans l’hiver de 1786, après cinq ou six jours de gelée, une charrette sans aucune charge, attelée de quatre bons chevaux qui ne purent monter le chemin de Vimoutiers à Orbec, fut obligée de rétrograder après trois heures d’efforts pour parcourir peut-être dix toises (vingt mètres).
Les difficultés de l’exportation sont particulièrement préjudiciables à la manufacture de toiles, parce que ces difficultés rebutent les étrangers qui viendraient en faire l’achat sur le lieu même de la fabrication, ce qui est favorable au vendeur. Il en propose le marché avec assurance, et toujours il le conclut avec profit. ... ►►
... Il en est bien autrement quand, transporté à trente ou quarante lieues loin de chez lui et chargé de marchandises dont le débit lui est nécessaire, il se trouve à la merci de l’acheteur et obligé de vendre à perte. Quand la toile se vend sur le lieu de sa fabrication, l’acheteur venu en faire l’emplette ne s’en retourne pas sans l’avoir faite et s’il l’a achetée cher, cette plus-value tombera sur le consommateur à qui il la reporte et la débite.
Quand au contraire la toile se vend sur les lieux éloignés de sa fabrication, le vendeur qui n’a pas fait en vain les frais du voyage, ne s’en revient pas sans l’avoir vendue et s’il la vend à perte il s’en venge sur l’apprêteur, le tisserand, la fileuse, à qui il diminue le prix du travail.
Ces observations ne sont pas métaphysiques, et prouvent combien il serait désirable pour tout le canton que les accès de Vimoutiers fussent praticables, combien il en résulterait d’avantages pour les diverses fabriques de toiles qui sont la ressource et la vie de ses habitants.
Si ces chemins étaient réparés et mis en bon état, Vimoutiers ne serait pas le seul endroit qui en profiterait : les paroisses de son arrondissement y trouveraient également un avantage dans le transports de leurs cidre, eaux-de-vie, beurres et fromages, leur seul commerce d’exportation, etc ..."
►Cahiers de doléances
Les blanchisseries
précédemment appelées
blanchiries ou curanderies
Ces grandes cuves à Vimoutiers
servaient au blanchissage des toiles
Séchage et blanchiment sur le pré
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La Gosselinaie, maison Laniel
En 1806, a lieu la fondation de la maison Laniel Fontaine, blanchisserie à La Gosselinaie, près Vimoutiers qui compte maintenant 3300 habitants.
En 1806 et 1819, la réputation des "Toiles de Vimoutiers" est confirmée par leur succès à l'Exposition des produits de l'Industrie Française à Paris.
En 1820, le bourg prend le nom de ville et pour l'occasion quelques rues sont pavées, mais c'est avec l'arrivée de Stanislas Gigon Labertrie, maire à compter de 1830, qu’enfin des routes et ponts carrossables sont véritablement construits. Vimoutiers compte alors 4200 habitants dont une dizaine de blanchisseurs. La production moyenne annuelle est de 15.500 pièces en cette première moitié du 19ème siècle et, dans un rayon de cinq lieues, cette fabrication anime 5000 métiers autour desquels 20.000 ouvriers s’affairent. Le textile règne sur toute la région.
Dans ce même domaine économique, dès la fin du 18ème siècle, la mécanisation de l'industrie textile*, est aboutie en Angleterre alors que la France oppose une grande résistance à l'évolution industrielle, et que l'affrontement franco-anglais est à son paroxysme. L'Angleterre a créé la première un système de brevets industriels et elle prohibe ainsi l'exportation de ses technologies jusqu'en 1825.
"En 1844 les trois frères Alexandre, Alphonse et Eugène Laniel, sentant venir la crise et pressentant cet avenir inéluctable du tissage mécanique, envoient l’un d’eux en Angleterre, pour étudier la question. Le messager revient enthousiasmé par ce qu’il a vu. Il décide ses frères à acheter une usine, près de la voie du chemin de fer. Ils trouvent à Beuvillers, tout près de Lisieux, ce qu’ils cherchent et montent le premier tissage mécanique de la région de l’Ouest" JB
Ce tissage qui prend un essor rapide, alimente la blanchisserie de la Gosselinaie, atelier artisanal dont ils prennent la succession et qu'ils transforment en usine de blanchiment en 1849. L'usine de Beuvillers démarre avec 99 métiers à tisser et la blanchisserie de la Gosselinaie passe rapidement de 5 à 40 hectares.
Vimoutiers a alors encore une grosse importance industrielle mais selon un discours du Docteur Delaporte en 1853 :
"La principale branche du commerce de la ville et des populations rurales du canton de Vimoutiers appartient à la fabrication des toiles de fils, dites cretonnes. Mais encore que notre fabrique soit devenue très importante sous le rapport de la quantité de produits, due à l’emploi de navettes volantes et du roulage continu, dont le sieur Trosley Mathieu, l’un de nos concitoyens, est l’inventeur, nous sommes obligés de convenir que l’industrie toilière n’a pas fait de progrès dans le tissage …"
*L'essor des manufactures dans ►La Révolution industrielle
En 1860, les Anglais profitent du traité de libre-échange pour inonder le marché français de leurs productions, cette concurrence s'ajoute aux importations belges et l'industrie Française doit affronter le choc soudain de la compétition étrangère dans le contexte difficile de la rareté du lin et la disette du coton. Pour un temps, les productions diminuent de presque moitié.
A l'Exposition Universelle de 1867, un envoi de la maison Laniel vaut à son chef la croix de la Légion d’honneur …
Cette même année 1867, ce sont près de 5000 tisserands qui sont recensés dans la région et C. Gauthier dans un ouvrage traitant des différents aspects de la géographie de l’Orne, présente Vimoutiers comme l’un des deux centres manufacturiers le plus importants du département à l’égal d’Alençon. Il écrit : "C’est là que l’on fabrique les beaux tissus désignés sous le nom de toiles cretonnes, du nom de Paul Creton, né à Vimoutiers et qui en fut l’inventeur".
En 1870, il n’y a plus de métiers à toile chez les paysans et Vimoutiers n'est plus un véritable centre industriel, mais le nom réputé de "Toile de Vimoutiers" est réservé aux toiles Laniel qui en ont obtenu le monopole par plusieurs jugements, le préservant d'un même coup du domaine publique.
La fabrique de Beuvillers est en plein essor et la blanchisserie de la Gosselinaie maintient la prospérité à Vimoutiers : "d’abord parce qu’après avoir adopté le métier mécanique, la fabrique Laniel sut le modifier pour conserver au tissu la finesse du grain qu’il devait au métier à main, ensuite parce qu’elle pratiquait ce blanchiment sur nos prés."JC/MC
L’usine Laniel réussira à résister aux deux guerres mondiales et comptera jusqu’à 300 ouvriers et 250 métiers à tisser au début du XXème siècle.
Pourtant en 1953, elle fermera ses portes alors que la famille Laniel est à son apogée politique, l'un d'eux, Joseph Laniel né à Vimoutiers, est en effet président du Conseil des ministres. La fermeture de cette usine marque la fin de l'industrie textile dans la région.
La réglementation de 1738 ayant été supprimée, de nos jours, l'appellation "cretonne" se galvaude de toiles de chanvre, en toiles de lin, voire même bien souvent de coton. Il en émane cependant toujours une idée de solidité mêlée de raffinement.
►Exposition Universelle
► Joseph Laniel, homme politique
Fabrication de la
Toile de Vimoutiers
la récolte du lin
Usine Laniel à Beuvillers
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Maison Grelbin
La Halle inaugurée en 1848
comme Halle aux Toiles
Les Halles aux Toiles
Les ventes, initialement en plein air, se tiennent ensuite dans une petite halle à l’emplacement même de la maison Grelbin, sur la place face au four banal, où l’on cuit le pain de la population.
En 1718, les moines édifient une grande halle en bois, accolée à la Halle des boucheries : ►plan 1779
Tout comme pour l’usage du four banal ou des moulins, les moines touchent un droit sur chacune des ventes, le droit de Halle.
En 1789, la Halle est mise en adjudication à titre de bien ecclésiastique et la commune s'en porte acquéreur.
A partir de 1803, La Halle à nouveau trop exiguë, les ventes en gros des toiles cretonnes se tiennent dans la chapelle de l'Hospice en attendant la démolition puis la réédification de la Halle en 1813.
En 1840, le nombre de toiles apportées à la Halle est telle qu'une partie, dite la cohue, de la Halle de la Boucherie doit être affectée à ce commerce.
En 1846, une vaste halle aux toiles est commencée pour remplacer l’existante une fois de plus devenue trop petite… Elle est inaugurée en 1848.
Marques de Toiles de Vimoutiers
source J.Bard
Les Marques
Vers 1728, pour obtenir leur indépendance vis-à-vis de Lisieux, les Vimonastériens demandent pour leur cité un bureau de visite avec droit de marquer les toiles fabriquées dans les environs et vendues en leur halle. Ils font remarquer qu’ils ont acquis une grosse renommée, qu’ils versent chaque année au roi 45.000 livres … Ils spécifient que leur fabrication est amplement suffisante pour alimenter et entretenir un bureau ... L’intendant d’Alençon accepte ce point de vue et Vimoutiers devient indépendant, avec son bureau de visite, ses marques , ses aulneurs, ses garde-jurés. Chaque fabricant paye 20 livres par an pour la marche du bureau ouvert le 5 Mai 1729" JB
En 1733 et 34, des règlements fixent les largeurs des toiles, le nombre de fils en chaîne, la qualité des toiles, et la réglementation du 14 Janvier 1738 stipule que les cretonnes doivent être de lin pur, exigence profitable à Vimoutiers dont les cretonnes, de cette qualité même, sont déjà très en vogue.
Le 30 Décembre 1766, une ordonnance définit la marque des "Toiles de Vimoutiers" : deux bâtons royaux en sautoir.
En 1782, un arrêt du Conseil détermine ce que doivent être les Toiles cretonnes : Toiles de lin de Vimoutiers.
Types de toiles fabriquées à Vimoutiers
Canevas ou toiles roulées :
Toiles de chanvre d'abord roulées puis pliées à partir de 1734, pour permettre le contrôle par simple comptage à partir des extrémités.
Les armateurs de Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Saint-Malo, Honfleur et le Havre venaient à Vimoutiers, traitaient directement avec les fabricants et les produits étaient expédiés en Espagne, aux Îles et ... en Amérique. Par la suite les armateurs eurent recours à des commissionnaires, dont certains peu scrupuleux, ce qui posa bien des problèmes de contrôle qualité malgré les nombreuses réglementations.
Toiles carrées ou Vimoutières :
Egalement en chanvre ou fil d'étoupe, appelées ainsi parce qu'elles étaient visitées, marquées et vendues sur le marché de Vimoutiers. Chaque portée devait avoir 40 fils.
Cretonne :
Toile fine de lin, dont l'origine est attribuée à Paul Creton. De diverses largeurs selon l'usage auquel elles étaient destinées, utilisées principalement pour du linge de maison. A partir de 1855, on commence à fabriquer des toiles pour draps de lit sans couture (!).
Bourette :
Tissu très solide, en étoupe de lin créé en 1782 par Jean Rossignol. De couleur bleu pour des tabliers, des bouzeaux et des pantalons dits parisiennes. Cessation fin 18ème.
Autres :
Tissages de Tailfer frères à Vimoutiers créés en 1865, destinés notamment au besoin de l'armée pendant la guerre de 1870. Cessation fin 19ème.
Les marques déposées, reflet de l'évolution des fabrications :
Dans la première moitié du 18ème : 140 pour les toiles de chanvre, 23 pour les toiles de lin
Dans la seconde moitié du 18ème : 46 pour les toiles de chanvre, 97 pour les toiles de lin
◄AP/JB-AP-CNAM►
Fabricants de Toiles et métiers connexes
F. Vaumesle 1740, Vimoutiers Etienne Delahaye 1743, Camembert Pierre Polin 1743, Crouttes Pierre Demace 1743, Marmouillé Jacques Robillard 1744, Mesnil Bacley Pierre Dehave 1744, Vimoutiers Robert Lapotaire 1748, St-Pierre la Rivière Michel Chatel 1749, garde-jurés Letourneur de Vaussery 1749, garde-jurés des toiles de lin Jean Lesage 1749, Vimoutiers Letourneur de Vaussery 1749, Vimoutiers Eustache Hardy 1749, Vimoutiers François Conard 1749, Crouttes, chanvre François Lalizel 1750, Montormel, chanvre Charles Dubois 1750,La Brévière François Chop 1750, Fouqueran, chanvre Pierre-Germain Delisle 1750, Vimoutiers Pierre Jullien 1752, Vimoutiers, blanchisseur Philippe Loutreuil 1752, Vimoutiers, chanvre Thomas Le Drel 1753, Paroisse du château, chanvre Pierre Gautry 1753, Paroisse du château, chanvre Jacques-Constantin Corneuil 1754, Guerquesalles, lin Pierre Castillon 1754, Louvagné, lin Robert Guérin 1754, Guerquesalles, chanvre Pierre Letourneur 1754, Vimoutiers, lin Pierre-Germain Delisle 1754, Mesnil-Bacley, lin Jean Beauvais 1754, Ste Marguerite de Viette, lin Jean Dufour 1754, chanvre Jean Lambert 1755, Chambois, chanvre Jacques de La Roquelle 1755, Vimoutiers, lin Etienne Lautour 1755, Ste Foy de Montgommery, chanvre François Piquet 1755, St Pierre la Rivière, chanvre François 1756, garde juré Guillaume Monnier 1756, Mesnil Germain, lin André Gentil 1756, lin et chanvre Pierre Le Ferme 1756, Roiville, lin Joseph Desvaux 1756, Vimoutiers, blanchisseur et Md Guillaume Jouenne 1756, Ste Marguerite des Loges Marin Rault 1756, Givray, chanvre François du Coudray 1756, Malnoyé, chanvre Jean Richer 1756, Osmont, lin François Deshayes 1756, Ste Foy de Montgommery, lin Nicolas Lecoq 1757, Vimoutiers, garde-juré Adrian Lardant 1757, Livarot, garde-juré Pierre Manoury 1757, Vimoutiers, chanvre François Fournet 1757, Roiville, lin Jean Gondouin 1757, La Chapelle Hte Grue, lin Pierre Caly 1757, Ginay, chanvre Jean Boule 1757, Notre Dame du Bois St Evroult, chanvre Jean Morand 1758, Neauphes, chanvre Jacques Le Coq 1758, Des Corches, chanvre Louis Laisné 1758, Montfort, chanvre Nicolas Lecoq 1758, Vimoutiers François Leroy 1758, Camembert, chanvre Marin-Jérosme Roux 1760, Malvoyé, chanvre Nicolas Le Coq 1760, garde juré Pierre Jullien 1760, Vimoutiers, blanchisseur et lin Philippe Guerre, garde juré Pierre Loutreuil, garde juré François Le Cours, Regnoüard, chanvre Henri Samin, Mesnil Bacley, chanvre Jérôme Chastel 1763, Vimoutiers, lin Robert Denis 1763, lin Jacques Louvet 1763, Ligneries, tisserand Pierre Lozé 1763, Ste Marguerite des Loges, lin François 1763, Vimoutiers, lin Louis Morand 1763, Ligneries, chanvre Christophe Duchesse 1764, Heurtevent Pierre Berthelot 1764, Vimoutiers, garde juré Pierre Ollivier 1764, Ligneries Louis Jouenne, 1765 Pierre Loutreuil 1765, lin Jean Dufour 1765, lin et chanvre Jean-Baptiste Renoult 1765, Livarot, lin Jean-Baptiste Manoury 1765, Ste Foy de Montgommery, lin Michel Lamy 1765, St Lomer, lin Jean Le Mesle 1765, Montormel, chanvre Nicolas Collas Gabriel Campé Pierre Réveillé 1770, Echauffour, chanvre Pierre Duchesne 1767, Heurtevent Jacques Roquette 1767, Bomprey François Guerre 1767, garde juré M.Châtel 1767, garde juré Jean-Baptiste Coessin François Masselin 1767, Vimoutiers, lin Jean Choppe 1767, Fouquerant, lin François-Eustache Jardin 1767, St Germain de Montgommery, lin Germain Moissy 1767, St Germain de Montgommery, lin Antoinne Touchet 1767, Ticheville, lin Adrien Dubois 1767, Livarot, lin Jean Chaumont 1767, La Brévière, lin Charles Peubrey 1767, Crouttes, lin Adrien-Charles Lardant 1767, Livarot, lin François-Jacques Guerré 1767, Vimoutiers, lin Pierre Grandval 1767, Camembert, lin Jacques-Constantin Corneville 1767, Ticheville, lin Pierre Ménil, aulneur, chanvre et grosse toile François Vigan 1768, Champosoult, chanvre Gérôme Chatel 1769 Jacques-Constantin Corneville 1770, toiles cretonnes Jacques du Chesne 1770, St Michel de Livet, garde juré Jean Coessin 1770, St Germain de Montgommery, garde juré Jacques Robillard 1770, Livarot, lin Jacques De Chesne, St Michel de Livet, lin Jean-Henry de La Bigne Jacques Corneville 1771 Jacques Hébert, lin Jean-Baptiste Delaunay 1771, lin Jean Sorel Le Breton, Coudehard Dubos, Coudehard Jacques Desvaux, chanvre Pierre Moisie, chanvre Autres gardes-jurés de 1738 à 1786 Jean Dufour Lesieur-Dulonchamp Loutreuil-Dutailly Beauprey de la Roquelle Jacques Hébert Jean Delisle Michel Pernelle Charles Aubert Jean Challes Eustache Boudin Nicolas Guérin Jacques Leroux Thomas Dupendant Autres Blanchisseurs Pierre Lelasseur, quartier de la Clausée De La Vende Delisle, La Fauvetière Dupré, Cour des Maignants Chevrel et Jacques-Colas Desrencontres, Les Clos-Tords Fontaine Laniel, La Gausselinaie Laniel, La Ribaudière Rault, les Tuileries Desvaux, Le Pont-Percé Thomas Mézières, Canapville Giraud, Pontchardon Cauvigny, Canardeau Lesieur-Bernardin, Les Clos-Tords Loutreuil-Dutailly, Tuileries Michel dit Lavarande, rue du Perré Thomas Mézières, La Fauvetière Greslebin, Les Clos Tords
F. Vaumesle 1740, Vimoutiers
Etienne Delahaye 1743, Camembert
Pierre Polin 1743, Crouttes
Pierre Demace 1743, Marmouillé
Jacques Robillard 1744, Mesnil Bacley
Pierre Dehave 1744, Vimoutiers
Robert Lapotaire 1748, St-Pierre la Rivière
Michel Chatel 1749, garde-jurés
Letourneur de Vaussery 1749, garde-jurés des toiles de lin
Jean Lesage 1749, Vimoutiers
Letourneur de Vaussery 1749, Vimoutiers
Eustache Hardy 1749, Vimoutiers
François Conard 1749, Crouttes, chanvre
François Lalizel 1750, Montormel, chanvre
Charles Dubois 1750,La Brévière
François Chop 1750, Fouqueran, chanvre
Pierre-Germain Delisle 1750, Vimoutiers
Pierre Jullien 1752, Vimoutiers, blanchisseur
Philippe Loutreuil 1752, Vimoutiers, chanvre
Thomas Le Drel 1753, Paroisse du château, chanvre
Pierre Gautry 1753, Paroisse du château, chanvre
Jacques-Constantin Corneuil 1754, Guerquesalles, lin
Pierre Castillon 1754, Louvagné, lin
Robert Guérin 1754, Guerquesalles, chanvre
Pierre Letourneur 1754, Vimoutiers, lin
Pierre-Germain Delisle 1754, Mesnil-Bacley, lin
Jean Beauvais 1754, Ste Marguerite de Viette, lin
Jean Dufour 1754, chanvre
Jean Lambert 1755, Chambois, chanvre
Jacques de La Roquelle 1755, Vimoutiers, lin
Etienne Lautour 1755, Ste Foy de Montgommery, chanvre
François Piquet 1755, St Pierre la Rivière, chanvre
François 1756, garde juré
Guillaume Monnier 1756, Mesnil Germain, lin
André Gentil 1756, lin et chanvre
Pierre Le Ferme 1756, Roiville, lin
Joseph Desvaux 1756, Vimoutiers, blanchisseur et Md
Guillaume Jouenne 1756, Ste Marguerite des Loges
Marin Rault 1756, Givray, chanvre
François du Coudray 1756, Malnoyé, chanvre
Jean Richer 1756, Osmont, lin
François Deshayes 1756, Ste Foy de Montgommery, lin
Nicolas Lecoq 1757, Vimoutiers, garde-juré
Adrian Lardant 1757, Livarot, garde-juré
Pierre Manoury 1757, Vimoutiers, chanvre
François Fournet 1757, Roiville, lin
Jean Gondouin 1757, La Chapelle Hte Grue, lin
Pierre Caly 1757, Ginay, chanvre
Jean Boule 1757, Notre Dame du Bois St Evroult, chanvre
Jean Morand 1758, Neauphes, chanvre
Jacques Le Coq 1758, Des Corches, chanvre
Louis Laisné 1758, Montfort, chanvre
Nicolas Lecoq 1758, Vimoutiers
François Leroy 1758, Camembert, chanvre
Marin-Jérosme Roux 1760, Malvoyé, chanvre
Nicolas Le Coq 1760, garde juré
Pierre Jullien 1760, Vimoutiers, blanchisseur et lin
Philippe Guerre, garde juré
Pierre Loutreuil, garde juré
François Le Cours, Regnoüard, chanvre
Henri Samin, Mesnil Bacley, chanvre
Jérôme Chastel 1763, Vimoutiers, lin
Robert Denis 1763, lin
Jacques Louvet 1763, Ligneries, tisserand
Pierre Lozé 1763, Ste Marguerite des Loges, lin
François 1763, Vimoutiers, lin
Louis Morand 1763, Ligneries, chanvre
Christophe Duchesse 1764, Heurtevent
Pierre Berthelot 1764, Vimoutiers, garde juré
Pierre Ollivier 1764, Ligneries
Louis Jouenne, 1765
Pierre Loutreuil 1765, lin
Jean Dufour 1765, lin et chanvre
Jean-Baptiste Renoult 1765, Livarot, lin
Jean-Baptiste Manoury 1765, Ste Foy de Montgommery, lin
Michel Lamy 1765, St Lomer, lin
Jean Le Mesle 1765, Montormel, chanvre
Nicolas Collas
Gabriel Campé
Pierre Réveillé 1770, Echauffour, chanvre
Pierre Duchesne 1767, Heurtevent
Jacques Roquette 1767, Bomprey
François Guerre 1767, garde juré
M.Châtel 1767, garde juré
Jean-Baptiste Coessin
François Masselin 1767, Vimoutiers, lin
Jean Choppe 1767, Fouquerant, lin
François-Eustache Jardin 1767, St Germain de Montgommery, lin
Germain Moissy 1767, St Germain de Montgommery, lin
Antoinne Touchet 1767, Ticheville, lin
Adrien Dubois 1767, Livarot, lin
Jean Chaumont 1767, La Brévière, lin
Charles Peubrey 1767, Crouttes, lin
Adrien-Charles Lardant 1767, Livarot, lin
François-Jacques Guerré 1767, Vimoutiers, lin
Pierre Grandval 1767, Camembert, lin
Jacques-Constantin Corneville 1767, Ticheville, lin
Pierre Ménil, aulneur, chanvre et grosse toile
François Vigan 1768, Champosoult, chanvre
Gérôme Chatel 1769
Jacques-Constantin Corneville 1770, toiles cretonnes
Jacques du Chesne 1770, St Michel de Livet, garde juré
Jean Coessin 1770, St Germain de Montgommery, garde juré
Jacques Robillard 1770, Livarot, lin
Jacques De Chesne, St Michel de Livet, lin
Jean-Henry de La Bigne
Jacques Corneville 1771
Jacques Hébert, lin
Jean-Baptiste Delaunay 1771, lin
Jean Sorel
Le Breton, Coudehard
Dubos, Coudehard
Jacques Desvaux, chanvre
Pierre Moisie, chanvre
Autres gardes-jurés de 1738 à 1786
Jean Dufour
Lesieur-Dulonchamp
Loutreuil-Dutailly
Beauprey de la Roquelle
Jacques Hébert
Jean Delisle
Michel Pernelle
Charles Aubert
Jean Challes
Eustache Boudin
Nicolas Guérin
Jacques Leroux
Thomas Dupendant
Autres Blanchisseurs
Pierre Lelasseur, quartier de la Clausée
De La Vende Delisle, La Fauvetière
Dupré, Cour des Maignants
Chevrel et Jacques-Colas Desrencontres, Les Clos-Tords
Fontaine Laniel, La Gausselinaie
Laniel, La Ribaudière
Rault, les Tuileries
Desvaux, Le Pont-Percé
Thomas Mézières, Canapville
Giraud, Pontchardon
Cauvigny, Canardeau
Lesieur-Bernardin, Les Clos-Tords
Loutreuil-Dutailly, Tuileries
Michel dit Lavarande, rue du Perré
Thomas Mézières, La Fauvetière
Greslebin, Les Clos Tords
Exposants en 1806 à Paris
Mrs Ridel-Beaupré, Crouptes, Toiles, mention honorable
Mr P. Poussin, Vimoutiers, Toiles, mention honorable
Mr Jacques Hébert, Vimoutiers, Toiles, mention honorable
Exposants en 1819 à Paris
François Ridel, Crouptes, toile cretonne, citation
Mr Lemeneur, Vimoutiers, toile cretonne, citation
Mr Yver, Vimoutiers, toile cretonne, citation
Delisle fils Germain, Vimoutiers, toile cretonne, citation
Mr Couture-Dubuisson, Vimoutiers, toile cretonne, citation
Mr Moulin, Vimoutiers, toile cretonne, citation
Les listes ci-dessus ne sont pas exhaustives et peuvent faire l'objet de mise à jour
La cretonne, d'ici vers l'au-delà des mers : "chic", "rassurante" et "cosy"
Veste pure lin
réalisé en cretonne, porté
sur une jupe de lin rayé :
"Lettre de Paris"
par Madame de Mantaigu
May 1908 à
► McCall's Magazine
"Ma mère fleurait la cretonne lavée, le fer à repasser chauffé sur la braise de peuplier, la feuille de verveine citronnelle qu'elle roulait dans ses mains ou froissait dans sa poche."
Colette, La maison de Claudine
"Mme Roland ouvrit une porte à droite. "Voici la chambre à coucher", dit-elle. Elle avait mis à la parer tout son amour de mère. La tenture était en cretonne de Rouen qui imitait la vieille toile normande."
Guy de Maupassant, Pierre et Jean
"Lorsqu’elle fut remontée, sa chambre surtout l’enthousiasma, une chambre qu’un tapissier d’Orléans avait tendue de cretonne Louis XVI, rose tendre. Ah bien! On devait joliment dormir là-dedans! Un vrai nid de pensionnaire!"
Emile Zola, Nana
Ce que les jeunes filles peuvent
faire avec de la cretonne
The Ladies'Home Journal, May 1908
Le saviez-vous :
Le lin est l'ancêtre des textiles, on retrace ses origines à 6000 ans avant Jésus-Christ. D'essence divine, il symbolise la pureté. Dans l'ancienne Egypte, des esclaves aux pieds enchaînés filaient et tissaient le lin à la main. C'était déjà le départ d'activités linières en commun (!).
Le rouet à lin fut inventé en 1530. AB
Les cultures de chanvre agricole ou industriel sont appelées chanvrières, mais le nom historique est chenevière, et en langue d'oc, can(n)ebière - d'où le nom de la célèbre avenue marseillaise : la Canebière.
Noces de cretonne : 19 ans de mariage
"Une chaumière, un coeur ... et un trousseau en lin,
c'est le rêve de toute jeune fille à la page"
sic Lin Fleur Bleue 1930's
*JB/B/AP/CG/JC/MC/AB :
Jean Bard, Brion, A.Pernelle,C.Gautier,
J.Chennebois, M.Campion, Alfred Bell, le CNAM :
►Rédaction, Sources et bibliographie
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