VIMOUTIERS du  Pays d'Auge  en  NORMANDIE

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TOILES & CRETONNE

 

 : Les enfants, no panic ... le texte en bleu et les "images" résument la page .

 

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Cretonne originale

Vimoutiers

18ème siècle

 

"Nous pensons que ce fut au cours du XVIème siècle, que nos paysans commencèrent à tisser des toiles de chanvre. Les travaux agricoles ne les occupaient pas l’année entière et cette occupation nouvelle les aida à vivre …

Pourtant, nos campagnes ne produisaient ni chanvre, ni lin. Il fallut aller chercher ces matières premières dans le Maine, en Flandre, en Bretagne … Or nous n’avions pas de chemins carrossables à Vimoutiers.

Avec notre sol où fusent les innombrables sources, avec nos ravins et nos vallons, les montées étaient rudes, nos boues perpétuelles, et de profondes ornières rendaient ces chemins impraticables … Il fallait tout porter à somme, à dos de cheval ou d'âne.

S’imagine-t-on le travail d’aller chercher ainsi les fils qu’il fallait ensuite distribuer aux paysans éloignés de Vimoutiers? ... C’est tout à l’honneur des Vimoutiotes d’avoir réussi pareille entreprise."JB* ... : 

 

 

"Le marchand de cretonne"

Musée d'Orbec

 

 

... : Dès 1600, Vimoutiers et les régions environnantes ont pris de l’importance de par l’industrie de la toile.

En 1640, un tisserand de Vimoutiers, Paul CRETON, invente une nouvelle toile faite de chanvre et de lin d’abord, puis de lin pur : la "cretonne", dont la combinaison est telle que la chaîne étant plus grosse que la trame, la toile présente un grain perlé. Elle conjugue d'évidence beauté, luxe et qualité …

En 1700, un autre habitant de la région, Pierre AUBERT, invente un métier à tisser le lin. L'industrie locale est en plein développement … Deux blanchisseurs utilisent les cours d'eau du pays. Mais on ne trouve toujours ni chanvre ni lin dans les environs et les voitures ne peuvent toujours circuler sans peine. Les toiles confectionnées chez les paysans d’une centaine de paroisses environnantes sont apportées à Vimoutiers, y sont vendues à des marchands qui les emportent alors à Lisieux pour les faire marquer.

Vimoutiers compte près de 2000 habitants, soit 565 feux.

 

 

 

 

Culture du lin en Flandres

 

 

Rue Paul Creton à Vimoutiers

 

 

 

 

 

Fileuses à la quenouille et au rouet,

le dévidoir qui fait les écheveaux,

la peloteuse !

 

 

 

 

 

 

En 1729, Vimoutiers obtient son droit de marquer les toiles.

"Vient alors aux négociants vimonastèriens, l'idée que notre bourg devrait avoir une diligence pour gagner les grands chemins. Il fallait pour ce faire, affronter les côtes de la Hunière, la Bergerie ou le chemin de Livarot. Ils essaient de réaliser leur projet et une première messagerie tente en vain de relier Vimoutiers à Bernay. Un habitant, Monsieur Vicaire, essaie d’en organiser une autre sur le trajet Vimoutiers-Lisieux, mais il doit y renoncer, vu l’état des chemins"JB...

Pourtant Vimoutiers souffre de ses approvisionnements laborieux alors que Bernay et Orbec produisent du lin à bien meilleur coût pour la ville de Lisieux. Et bien que Nicolas Lecoq ait ouvert à Vimoutiers un magasin approvisionné deux fois la semaine en lin qu'il trouve en cette ville, ce n'est pas suffisant.

..."L’idée vient à Monsieur Billon d’aller en voiture chercher du lin dans les Flandres. Mais il n’ose se lancer dans cette aventure : il redoute l’état de ces chemins qui a fait échouer Vicaire sur un parcours beaucoup plus court. Et puis les cartes sont peu répandues, peu précises. A ce moment arrive au bourg l’homme providentiel : Monsieur Rosey, qui revient d’Amérique ... oui, d’Amérique !... On a du mal à comprendre maintenant ce que cela représentait alors. Billon lui parle de son projet. Rosey décide de tenter l’aventure avec lui. Ils partent tous deux et les habitants les attendent dans la fièvre ...

Quel triomphe à leur retour ! Quelle réception quand leur attelage de cinq chevaux, tirant un chariot chargé de lin, descend la côte de la Bergerie !" B/AP/JB

Leur exemple ne tarde pas à être suivi. Le lin approvisionné, si ce n'est à meilleur coût du moins en quantité nécessaire, les magasins fleurissent.

"Partout dès lors dans notre bourg et nos campagnes, on voit de vieilles grand’mères la quenouille à la main et le pied sur la pédale du rouet, les fillettes et les jeunes garçons au dévidoir ou à faire des lames. On entend la rotation de l’ourdissoir et le bruit de la navette que manoeuvrent les père et mère de famille ... Ainsi tout le monde travaille sous le même toit en famille …"sic AP

Les toiles de Vimoutiers sont désormais vendues à la Halle ou portées directement à Paris.

A compter de 1780, Sainte-Anne, patronne des marchands de toile, est célébrée. C'est une grande fête, on chante, on danse et pauvres ou riches, tous y participent.

Dans les années 1780's, ce sont  près de 6000 pièces qui se vendent annuellement sur la place de Paris et à titre d'exemple, en 1789, ce sont plus de 4.000 pièces qui sont exposées à la Halle de Vimoutiers.

  Vues sur la ville dans une "cuvette"

 

 

 

Et pourtant, ainsi que l’extrait du cahier de doléances le décrit si savoureusement :

"... Les chemins sont toujours déplorables ! ... et les pertes que le bourg éprouve par le mauvais état des chemins et le défaut de communication sont plus grandes qu’on ne se le persuade.

Les grains de toutes espèces et les comestibles, les bois de chauffage et de construction, les matières premières employées à la fabrication des toiles, aux arts et métiers, et autres objets d’importation, sont plus chers à proportion que le transport en est plus coûteux.

Les chemins sont impraticables dans les longs et rudes hivers. Les eaux souterraines qui jaillissent à mi-côte forment des glaces qui remplissent toute leur surface. Nous avons vu que dans l’hiver de 1786, après cinq ou six jours de gelée, une charrette sans aucune charge, attelée de quatre bons chevaux qui ne purent monter le chemin de Vimoutiers à Orbec, fut obligée de rétrograder après trois heures d’efforts pour parcourir peut-être dix toises (vingt mètres).

Les difficultés de l’exportation sont particulièrement préjudiciables à la manufacture de toiles, parce que ces difficultés rebutent les étrangers qui viendraient en faire l’achat sur le lieu même de la fabrication, ce qui est favorable au vendeur. Il en propose le marché avec assurance, et toujours il le conclut avec profit. ... ►►

 

 

... Il en est bien autrement quand, transporté à trente ou quarante lieues loin de chez lui et chargé de marchandises dont le débit lui est nécessaire, il se trouve à la merci de l’acheteur et obligé de vendre à perte. Quand la toile se vend sur le lieu de sa fabrication, l’acheteur venu en faire l’emplette ne s’en retourne pas sans l’avoir faite et s’il l’a achetée cher, cette plus-value tombera sur le consommateur à qui il la reporte et la débite.

Quand au contraire la toile se vend sur les lieux éloignés de sa fabrication, le vendeur qui n’a pas fait en vain les frais du voyage, ne s’en revient pas sans l’avoir vendue et s’il la vend à perte il s’en venge sur l’apprêteur, le tisserand, la fileuse, à qui il diminue le prix du travail.

 

Ces observations ne sont pas métaphysiques, et prouvent combien il serait désirable pour tout le canton que les accès de Vimoutiers fussent praticables, combien il en résulterait d’avantages pour les diverses fabriques de toiles qui sont la ressource et la vie de ses habitants.

Si ces chemins étaient réparés et mis en bon état, Vimoutiers ne serait pas le seul endroit qui en profiterait : les paroisses de son arrondissement y trouveraient également un avantage dans le transports de leurs cidre, eaux-de-vie, beurres et fromages, leur seul commerce d’exportation, etc ..."

 Cahiers de doléances

 

 

 

Les blanchisseries

précédemment appelées

blanchiries ou curanderies

 

 

Ces grandes cuves à Vimoutiers

servaient au blanchissage des toiles

 

 

Séchage et blanchiment sur le pré

 

La Gosselinaie, maison Laniel

 

 

 

 

En 1806, a lieu la fondation de la maison Laniel Fontaine, blanchisserie à La Gosselinaie, près Vimoutiers qui compte maintenant 3300 habitants.

En 1806 et 1819, la réputation des "Toiles de Vimoutiers" est confirmée par leur succès à l'Exposition des produits de l'Industrie Française à Paris.

 

En 1820, le bourg prend le nom de ville et pour l'occasion quelques rues sont pavées, mais c'est avec l'arrivée de Stanislas Gigon Labertrie, maire à compter de 1830, qu’enfin des routes et ponts carrossables sont véritablement construits. Vimoutiers compte alors 4200 habitants dont une dizaine de blanchisseurs. La production moyenne annuelle est de 15.500 pièces en cette première moitié du 19ème siècle et, dans un rayon de cinq lieues, cette fabrication anime 5000 métiers autour desquels 20.000 ouvriers s’affairent. Le textile règne sur toute la région.

 

Dans ce même domaine économique, dès la fin du 18ème siècle, la mécanisation de l'industrie textile*, est aboutie en Angleterre alors que la France oppose une grande résistance à l'évolution industrielle, et que l'affrontement franco-anglais est à son paroxysme. L'Angleterre a créé la première un système de brevets industriels et elle prohibe ainsi l'exportation de ses technologies jusqu'en 1825.

 

"En 1844 les trois frères Alexandre, Alphonse et Eugène Laniel, sentant venir la crise et pressentant cet avenir inéluctable du tissage mécanique, envoient l’un d’eux en Angleterre, pour étudier la question. Le messager revient enthousiasmé par ce qu’il a vu. Il décide ses frères à acheter une usine, près de la voie du chemin de fer. Ils trouvent à Beuvillers, tout près de Lisieux, ce qu’ils cherchent et montent le premier tissage mécanique de la région de l’Ouest" JB

Ce tissage qui prend un essor rapide, alimente la blanchisserie de la Gosselinaie, atelier artisanal dont ils prennent la succession et qu'ils transforment en usine de blanchiment en 1849. L'usine de Beuvillers démarre avec 99 métiers à tisser et la blanchisserie de la Gosselinaie passe rapidement de 5 à 40 hectares.

  

Vimoutiers a alors encore une grosse importance industrielle mais selon un discours du Docteur Delaporte en 1853 :

"La principale branche du commerce de la ville et des populations rurales du canton de Vimoutiers appartient à la fabrication des toiles de fils, dites cretonnes. Mais encore que notre fabrique soit devenue très importante sous le rapport de la quantité de produits, due à l’emploi de navettes volantes et du roulage continu, dont le sieur Trosley Mathieu, l’un de nos concitoyens, est l’inventeur, nous sommes obligés de convenir que l’industrie toilière n’a pas fait de progrès dans le tissage …"

 

 *L'essor des manufactures dans La Révolution industrielle

 

 

 

En 1860, les Anglais profitent du traité de libre-échange pour inonder le marché français de leurs productions, cette concurrence s'ajoute aux importations belges et l'industrie Française doit affronter le choc soudain de la compétition étrangère dans le contexte difficile de la rareté du lin et la disette du coton. Pour un temps, les productions diminuent de presque moitié.

A l'Exposition Universelle de 1867, un envoi de la maison Laniel vaut à son chef la croix de la Légion d’honneur

Cette même année 1867, ce sont près de 5000 tisserands qui sont recensés dans la région et C. Gauthier dans un ouvrage traitant des différents aspects de la géographie de l’Orne, présente Vimoutiers comme l’un des deux centres manufacturiers le plus importants du département à l’égal d’Alençon. Il écrit : "C’est là que l’on fabrique les beaux tissus désignés sous le nom de toiles cretonnes, du nom de Paul Creton, né à Vimoutiers et qui en fut l’inventeur".

 

En 1870, il n’y a plus de métiers à toile chez les paysans et Vimoutiers n'est plus un véritable centre industriel, mais le nom réputé de "Toile de Vimoutiers" est réservé aux toiles Laniel qui en ont obtenu le monopole par plusieurs jugements, le préservant d'un même coup du domaine publique.

La fabrique de Beuvillers est en plein essor et la blanchisserie de la Gosselinaie maintient la prospérité à Vimoutiers : "d’abord parce qu’après avoir adopté le métier mécanique, la fabrique Laniel sut le modifier pour conserver au tissu la finesse du grain qu’il devait au métier à main, ensuite parce qu’elle pratiquait ce blanchiment sur nos prés."JC/MC

 

L’usine Laniel réussira à résister aux deux guerres mondiales et comptera jusqu’à 300 ouvriers et 250 métiers à tisser au début du XXème siècle.

Pourtant en 1953, elle fermera ses portes alors que la famille Laniel est à son apogée politique, l'un d'eux, Joseph Laniel né à Vimoutiers, est en effet président du Conseil des ministres. La fermeture de cette usine marque la fin de l'industrie textile dans la région.

 

La réglementation de 1738 ayant été supprimée, de nos jours, l'appellation "cretonne" se galvaude de toiles de chanvre, en toiles de lin, voire même bien souvent de coton. Il en émane cependant toujours une idée de solidité mêlée de raffinement.

 

Exposition Universelle

Joseph Laniel, homme politique

 

 Fabrication de la

Toile de Vimoutiers

 

 

 

la récolte du lin

 

 

Usine Laniel à Beuvillers

 

 

 

 

 

 

 

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Maison Grelbin

   

La Halle inaugurée en 1848

comme Halle aux Toiles

 

Les Halles aux Toiles

 

Les ventes, initialement en plein air, se tiennent ensuite dans une petite halle à l’emplacement même de la maison Grelbin, sur la place face au four banal, où l’on cuit le pain de la population.

En 1718, les moines édifient une grande halle en bois, accolée à la Halle des boucheries : plan 1779

Tout comme pour l’usage du four banal ou des moulins, les moines touchent un droit sur chacune des ventes, le droit de Halle.

En 1789, la Halle est mise en adjudication à titre de bien ecclésiastique et la commune s'en porte acquéreur.

A partir de 1803, La Halle à nouveau trop exiguë, les ventes en gros des toiles cretonnes se tiennent dans la chapelle de l'Hospice en attendant la démolition puis la réédification de la Halle en 1813.

En 1840, le nombre de toiles apportées à la Halle est telle qu'une partie, dite la cohue, de la Halle de la Boucherie doit être affectée à ce commerce.

En 1846, une vaste halle aux toiles est commencée pour remplacer l’existante une fois de plus devenue trop petite… Elle est inaugurée en 1848.

 

Marques de Toiles de Vimoutiers

source J.Bard

 

 

 

Toile de Vimoutiers

 

Les Marques 

 

Vers 1728, pour obtenir leur indépendance vis-à-vis de Lisieux, les Vimonastériens demandent  pour leur cité un bureau de visite avec droit de marquer les toiles fabriquées dans les environs et vendues en leur halle. Ils font remarquer qu’ils ont acquis une grosse renommée, qu’ils versent chaque année au roi 45.000 livres … Ils spécifient que leur fabrication est amplement suffisante pour alimenter et entretenir un bureau ... L’intendant d’Alençon accepte ce point de vue et Vimoutiers devient indépendant, avec son bureau de visite, ses marques , ses aulneurs, ses garde-jurés. Chaque fabricant paye 20 livres par an pour la marche du bureau ouvert le 5 Mai 1729" JB

 

En 1733 et 34, des règlements fixent les largeurs des toiles, le nombre de fils en chaîne, la qualité des toiles, et  la réglementation du 14 Janvier 1738 stipule que les cretonnes doivent être de lin pur, exigence profitable à Vimoutiers dont les cretonnes, de cette qualité même, sont déjà très en vogue.

Le 30 Décembre 1766, une ordonnance définit la marque des "Toiles de Vimoutiers" : deux bâtons royaux en sautoir.

En 1782, un arrêt du Conseil détermine ce que doivent être les Toiles cretonnes : Toiles de lin de Vimoutiers.

 

 

Types de toiles fabriquées à Vimoutiers

 

Canevas ou toiles roulées :

Toiles de chanvre d'abord roulées puis pliées à partir de 1734, pour permettre le contrôle par simple comptage à partir des extrémités.

Les armateurs de Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Saint-Malo, Honfleur et le Havre venaient à Vimoutiers, traitaient directement avec les fabricants et les produits étaient expédiés en Espagne, aux Îles et ... en Amérique. Par la suite les armateurs eurent recours à des commissionnaires, dont certains peu scrupuleux, ce qui posa bien des problèmes de contrôle qualité malgré les nombreuses réglementations.

 

Toiles carrées ou Vimoutières :

Egalement en chanvre ou fil d'étoupe, appelées ainsi parce qu'elles étaient visitées, marquées et vendues sur le marché de Vimoutiers. Chaque portée devait avoir 40 fils.

 

Cretonne :

Toile fine de lin, dont l'origine est attribuée à Paul Creton. De diverses largeurs selon l'usage auquel elles étaient destinées, utilisées principalement pour du linge de maison. A partir de 1855, on commence à fabriquer des toiles pour draps de lit sans couture (!).

 

Bourette :

Tissu très solide, en étoupe de lin créé en 1782 par Jean Rossignol. De couleur bleu pour des tabliers, des bouzeaux et des pantalons dits parisiennes. Cessation fin 18ème.

 

Autres :

Tissages de Tailfer frères à Vimoutiers créés en 1865, destinés notamment au besoin de l'armée pendant la guerre de 1870. Cessation fin 19ème.

 

Les marques déposées, reflet de l'évolution des fabrications :

Dans la première moitié du 18ème : 140 pour les toiles de chanvre, 23 pour les toiles de lin

Dans la seconde moitié du 18ème : 46 pour les toiles de chanvre, 97 pour les toiles de lin

AP/JB-AP-CNAM►

 

Fabricants de Toiles et  métiers connexes

 

 

F. Vaumesle 1740, Vimoutiers

Etienne Delahaye 1743, Camembert

Pierre Polin 1743, Crouttes

Pierre Demace 1743, Marmouillé

Jacques Robillard 1744, Mesnil Bacley

Pierre Dehave 1744, Vimoutiers

Robert Lapotaire 1748, St-Pierre la Rivière

Michel Chatel 1749, garde-jurés

Letourneur de Vaussery 1749, garde-jurés des toiles de lin

Jean Lesage 1749, Vimoutiers

Letourneur de Vaussery 1749, Vimoutiers

Eustache Hardy 1749, Vimoutiers

François Conard 1749, Crouttes, chanvre

François Lalizel 1750, Montormel, chanvre

Charles Dubois 1750,La Brévière

François Chop 1750, Fouqueran, chanvre

Pierre-Germain Delisle 1750, Vimoutiers

Pierre Jullien 1752, Vimoutiers, blanchisseur

Philippe Loutreuil 1752, Vimoutiers, chanvre

Thomas Le Drel 1753, Paroisse du château, chanvre

Pierre Gautry 1753, Paroisse du château, chanvre

Jacques-Constantin Corneuil 1754, Guerquesalles, lin

Pierre Castillon 1754, Louvagné, lin

Robert Guérin 1754, Guerquesalles, chanvre

Pierre Letourneur 1754, Vimoutiers, lin

Pierre-Germain Delisle 1754, Mesnil-Bacley, lin

Jean Beauvais 1754, Ste Marguerite de Viette, lin

Jean Dufour 1754, chanvre

Jean Lambert 1755, Chambois, chanvre

Jacques de La Roquelle 1755, Vimoutiers, lin

Etienne Lautour 1755, Ste Foy de Montgommery, chanvre

François Piquet 1755, St Pierre la Rivière, chanvre

François 1756, garde juré

Guillaume Monnier 1756, Mesnil Germain, lin

André Gentil 1756, lin et chanvre

Pierre Le Ferme 1756, Roiville, lin

Joseph Desvaux 1756, Vimoutiers, blanchisseur et Md

Guillaume Jouenne 1756, Ste Marguerite des Loges

Marin Rault 1756, Givray, chanvre

François du Coudray 1756, Malnoyé, chanvre

Jean Richer 1756, Osmont, lin

François Deshayes 1756, Ste Foy de Montgommery, lin

Nicolas Lecoq 1757, Vimoutiers, garde-juré

Adrian Lardant 1757, Livarot, garde-juré

Pierre Manoury 1757, Vimoutiers, chanvre

François Fournet 1757, Roiville, lin

Jean Gondouin 1757, La Chapelle Hte Grue, lin

Pierre Caly 1757, Ginay, chanvre

Jean Boule 1757, Notre Dame du Bois St Evroult, chanvre

Jean Morand 1758, Neauphes, chanvre

Jacques Le Coq 1758, Des Corches, chanvre

Louis Laisné 1758, Montfort, chanvre

Nicolas Lecoq 1758, Vimoutiers

François Leroy 1758, Camembert, chanvre

Marin-Jérosme Roux 1760, Malvoyé, chanvre

Nicolas Le Coq 1760, garde juré

Pierre Jullien 1760, Vimoutiers, blanchisseur et lin

Philippe Guerre, garde juré

Pierre Loutreuil, garde juré

François Le Cours, Regnoüard, chanvre

Henri Samin, Mesnil Bacley, chanvre

Jérôme Chastel 1763, Vimoutiers, lin

Robert Denis 1763, lin

Jacques Louvet 1763, Ligneries, tisserand

Pierre Lozé 1763, Ste Marguerite des Loges, lin

François 1763, Vimoutiers, lin

Louis Morand 1763, Ligneries, chanvre

Christophe Duchesse 1764, Heurtevent

Pierre Berthelot 1764, Vimoutiers, garde juré

Pierre Ollivier 1764, Ligneries

Louis Jouenne, 1765

Pierre Loutreuil 1765, lin

Jean Dufour 1765, lin et chanvre

Jean-Baptiste Renoult 1765, Livarot, lin

Jean-Baptiste Manoury 1765, Ste Foy de Montgommery, lin

Michel Lamy 1765, St Lomer, lin

Jean Le Mesle 1765, Montormel, chanvre

Nicolas Collas

Gabriel Campé

Pierre Réveillé 1770, Echauffour, chanvre

Pierre Duchesne 1767, Heurtevent

Jacques Roquette 1767, Bomprey

François Guerre 1767, garde juré

M.Châtel 1767, garde juré

Jean-Baptiste Coessin

François Masselin 1767, Vimoutiers, lin

Jean Choppe 1767, Fouquerant, lin

François-Eustache Jardin 1767, St Germain de Montgommery, lin

Germain Moissy 1767, St Germain de Montgommery, lin

Antoinne Touchet 1767, Ticheville, lin

Adrien Dubois 1767, Livarot, lin

Jean Chaumont 1767, La Brévière, lin

Charles Peubrey 1767, Crouttes, lin

Adrien-Charles Lardant 1767, Livarot, lin

François-Jacques Guerré 1767, Vimoutiers, lin

Pierre Grandval 1767, Camembert, lin

Jacques-Constantin Corneville 1767, Ticheville, lin

Pierre Ménil, aulneur, chanvre et grosse toile

François Vigan 1768, Champosoult, chanvre

Gérôme Chatel 1769

Jacques-Constantin Corneville 1770, toiles cretonnes

Jacques du Chesne 1770, St Michel de Livet, garde juré

Jean Coessin 1770, St Germain de Montgommery, garde juré

Jacques Robillard 1770, Livarot, lin

Jacques De Chesne, St Michel de Livet, lin

Jean-Henry de La Bigne

Jacques Corneville 1771

Jacques Hébert, lin

Jean-Baptiste Delaunay 1771, lin

Jean Sorel

Le Breton, Coudehard

Dubos, Coudehard

Jacques Desvaux, chanvre

Pierre Moisie, chanvre

 

Autres gardes-jurés de 1738 à 1786

Jean Dufour

Lesieur-Dulonchamp

Loutreuil-Dutailly

Beauprey de la Roquelle

Jacques Hébert

Jean Delisle

Michel Pernelle

Charles Aubert

Jean Challes

Eustache Boudin

Nicolas Guérin

Jacques Leroux

Thomas Dupendant

 

Autres Blanchisseurs

Pierre Lelasseur, quartier de la Clausée

De La Vende Delisle, La Fauvetière

Dupré, Cour des Maignants

Chevrel et Jacques-Colas Desrencontres, Les Clos-Tords

Fontaine Laniel, La Gausselinaie

Laniel, La Ribaudière

Rault, les Tuileries

Desvaux, Le Pont-Percé

Thomas Mézières, Canapville

Giraud, Pontchardon

Cauvigny, Canardeau

Lesieur-Bernardin, Les Clos-Tords

Loutreuil-Dutailly, Tuileries

Michel dit Lavarande, rue du Perré

Thomas Mézières, La Fauvetière

Greslebin, Les Clos Tords

 

Exposants en 1806 à Paris

Mrs Ridel-Beaupré, Crouptes, Toiles, mention honorable

Mr P. Poussin, Vimoutiers, Toiles, mention honorable

Mr Jacques Hébert, Vimoutiers, Toiles, mention honorable

 

Exposants en 1819 à Paris

François Ridel, Crouptes, toile cretonne, citation

Mr Lemeneur, Vimoutiers, toile cretonne, citation

Mr Yver, Vimoutiers, toile cretonne, citation

Delisle fils Germain, Vimoutiers, toile cretonne, citation

Mr Couture-Dubuisson, Vimoutiers, toile cretonne, citation

Mr Moulin, Vimoutiers, toile cretonne, citation

 

Les listes ci-dessus ne sont pas exhaustives et peuvent faire l'objet de mise à jour

 

 

 

La cretonne, d'ici vers l'au-delà des mers :  "chic", "rassurante" et "cosy"

Veste pure lin

réalisé en cretonne, porté

sur une jupe de lin rayé :

 

"Lettre de Paris"

par Madame de Mantaigu

May 1908 à

McCall's Magazine

"Ma mère fleurait la cretonne lavée, le fer à repasser chauffé sur la braise de peuplier, la feuille de verveine citronnelle qu'elle roulait dans ses mains ou froissait dans sa poche."

Colette, La maison de Claudine

 

"Mme Roland ouvrit une porte à droite.
"Voici la chambre à coucher", dit-elle.
Elle avait mis à la parer tout son amour de mère. La tenture était en cretonne de Rouen qui imitait la vieille toile normande."

Guy de Maupassant, Pierre et Jean

 

"Lorsqu’elle fut remontée, sa chambre surtout l’enthousiasma, une chambre qu’un tapissier d’Orléans avait tendue de cretonne Louis XVI, rose tendre. Ah bien! On devait joliment dormir là-dedans! Un vrai nid de pensionnaire!"

Emile Zola, Nana

 

Ce que les jeunes filles peuvent

faire avec de la cretonne

The Ladies'Home Journal, May 1908

Le saviez-vous :

Le lin est l'ancêtre des textiles, on retrace ses origines à 6000 ans avant Jésus-Christ. D'essence divine, il symbolise la pureté. Dans l'ancienne Egypte, des esclaves aux pieds enchaînés filaient et tissaient le lin à la main. C'était déjà le départ d'activités linières en commun (!).

Le rouet à lin fut inventé en 1530. AB

Les cultures de chanvre agricole ou industriel sont appelées chanvrières, mais le nom historique est chenevière, et en langue d'oc, can(n)ebière - d'où le nom de la célèbre avenue marseillaise : la Canebière.

Noces de cretonne : 19 ans de mariage

"Une chaumière, un coeur ... et un trousseau en lin,

c'est le rêve de toute jeune fille à la page"

sic Lin Fleur Bleue 1930's

 

*JB/B/AP/CG/JC/MC/AB :

Jean Bard, Brion, A.Pernelle,C.Gautier,

J.Chennebois, M.Campion, Alfred Bell, le CNAM :

Rédaction, Sources et bibliographie

 

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