TOILES & CRETONNE

 

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VIMOUTIERS

du  Pays d'Auge

en  NORMANDIE

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Cretonne originale

Vimoutiers

18ème siècle

 

"Nous pensons que ce fut au cours du XVIème siècle, que nos paysans commencèrent à tisser des toiles de chanvre. Les travaux agricoles ne les occupaient pas l’année entière et cette occupation nouvelle les aida à vivre …

Pourtant, nos campagnes ne produisaient ni chanvre, ni lin. Il fallut aller chercher ces matières premières dans le Maine, en Flandre, en Bretagne … Or nous n’avions pas de chemins carrossables à Vimoutiers.

Avec notre sol où fusent les innombrables sources, avec nos ravins et nos vallons, les montées étaient rudes, nos boues perpétuelles, et de profondes ornières rendaient ces chemins impraticables … Il fallait tout porter à somme, à dos de cheval ou d'âne.

S’imagine-t-on le travail d’aller chercher ainsi les fils qu’il fallait ensuite distribuer aux paysans éloignés de Vimoutiers? ... C’est tout à l’honneur des Vimoutiotes d’avoir réussi pareille entreprise."JB* ... : 

 

 

"Le marchand de cretonne"

Musée d'Orbec

 

 

... : Dès 1600, Vimoutiers et les régions environnantes ont pris de l’importance de par l’industrie de la toile.

En 1640, un tisserand de Vimoutiers, Paul CRETON, invente une nouvelle toile faite de chanvre et de lin d’abord, puis de lin pur : la "cretonne", dont la combinaison est telle que la chaîne étant plus grosse que la trame, la toile présente un grain perlé. Elle conjugue d'évidence beauté, luxe et qualité …

En 1700, un autre habitant de la région, Pierre AUBERT, invente un métier à tisser le lin. L'industrie locale est en plein développement … Deux blanchisseurs utilisent les cours d'eau du pays. Mais on ne trouve toujours ni chanvre ni lin dans les environs et les voitures ne peuvent toujours circuler sans peine. Les toiles confectionnées chez les paysans d’une centaine de paroisses environnantes sont apportées à Vimoutiers, y sont vendues à des marchands qui les emportent alors à Lisieux pour les faire marquer.

Vimoutiers compte près de 2000 habitants, soit 565 feux.

 

 

 

 

Culture du lin en Flandres

 

 

Rue Paul Creton à Vimoutiers

 

 

 

 

 

Fileuses à la quenouille et au rouet,

le dévidoir qui fait les écheveaux,

la peloteuse !

 

 

 

 

 

 

En 1729, Vimoutiers obtient son droit de marquer les toiles.

"Vient alors aux négociants vimonastèriens, l'idée que notre bourg devrait avoir une diligence pour gagner les grands chemins. Il fallait pour ce faire, affronter les côtes de la Hunière, la Bergerie ou le chemin de Livarot. Ils essaient de réaliser leur projet et une première messagerie tente en vain de relier Vimoutiers à Bernay. Un habitant, Monsieur Vicaire, essaie d’en organiser une autre sur le trajet Vimoutiers-Lisieux, mais il doit y renoncer, vu l’état des chemins"JB...

Pourtant Vimoutiers souffre de ses approvisionnements laborieux alors que Bernay et Orbec produisent du lin à bien meilleur coût pour la ville de Lisieux. Et bien que Nicolas Lecoq ait ouvert à Vimoutiers un magasin approvisionné deux fois la semaine en lin qu'il trouve en cette ville, ce n'est pas suffisant.

..."L’idée vient à Monsieur Billon d’aller en voiture chercher du lin dans les Flandres. Mais il n’ose se lancer dans cette aventure : il redoute l’état de ces chemins qui a fait échouer Vicaire sur un parcours beaucoup plus court. Et puis les cartes sont peu répandues, peu précises. A ce moment arrive au bourg l’homme providentiel : Monsieur Rosey, qui revient d’Amérique ... oui, d’Amérique !... On a du mal à comprendre maintenant ce que cela représentait alors. Billon lui parle de son projet. Rosey décide de tenter l’aventure avec lui. Ils partent tous deux et les habitants les attendent dans la fièvre ...

Quel triomphe à leur retour ! Quelle réception quand leur attelage de cinq chevaux, tirant un chariot chargé de lin, descend la côte de la Bergerie !" B/AP/JB

Leur exemple ne tarde pas à être suivi. Le lin approvisionné, si ce n'est à meilleur coût du moins en quantité nécessaire, les magasins fleurissent.

"Partout dès lors dans notre bourg et nos campagnes, on voit de vieilles grand’mères la quenouille à la main et le pied sur la pédale du rouet, les fillettes et les jeunes garçons au dévidoir ou à faire des lames. On entend la rotation de l’ourdissoir et le bruit de la navette que manoeuvrent les père et mère de famille ... Ainsi tout le monde travaille sous le même toit en famille …"sic AP

Les toiles de Vimoutiers sont désormais vendues à la Halle ou portées directement à Paris.

A compter de 1780, Sainte-Anne, patronne des marchands de toile, est célébrée. C'est une grande fête, on chante, on danse et pauvres ou riches, tous y participent.

Dans les années 1780's, ce sont  près de 6000 pièces qui se vendent annuellement sur la place de Paris et à titre d'exemple, en 1789, ce sont plus de 4.000 pièces qui sont exposées à la Halle de Vimoutiers.

  Vues sur la ville dans une "cuvette"

 

 

 

 

Sources:*JB/B/AP/CG/JC/MC/AB:Jean Bard, Brion, A.Pernelle,C.Gautier, J.Chennebois, M.Campion, Alfred Bell, le CNAM

Rédaction, Sources et bibliographie

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